• L'habitude française de critiquer l'attitude de la police, des "gens en uniforme" n'est pas nouvelle, non plus que l'habitude de se dédouaner de ses responsabilités personnelles sur ces acteurs lorsque les choses tournent mal. Le premier d'entre eux est votre serviteur, ..et oui la mauvaise foi fait du bien. Pourtant ce n'est pas parce que l'on ne voit pas, qu'il ne se passe rien.

    En matière de propriété intellectuelle, les spécialistes travaillent régulièrement avec les services des douanes. Eh oui, pour ceux qui ne suivent pas, la douane existe encore malgré l'Union Européenne (et son principe de libre circulation des marchandises et des personnes). Elle est même très présente. Qui n'a pas vu récemment au moins un reportage dans sa lucarne vitrée?!
    Nous vous révélons aujourd'hui la vérité de son action d'après nos sources statistiques. Loin d'être statique, l'action de la douane prend de l'ampleur chaque année.

    En France, pas moins de 3246 procédures ont été lançées en 2004 dont la majorité d'entre elles ont visées.....alors d'après vous.....des vêtements et accessoires de modes (87%). Les produits de luxe ont encore la côte semble-t-il. Suivi de loin par les montres et bijoux (9%).

    Ces interventions représentent une saisie de 1 828 021 objets interceptés, soit une augmentation de 61% par rapport à l'année 2003.

    Pourtant ceci ne révèle qu'une part mineure du traffic. Les douanes, les gouvernements (à l'image dela Chine qui conclu un accord fin 2004 avec la Commission Européenne) veulent agir plus intensément, et également faire comprendre aux personnes morales (entreprises) l'importance de leur action.

    En effet, rappelons le, les douanes ne saisissent peu que par faute des titulaires de leur transmettre des demandes d'intervention (gratuites en France). Plus les titulaires de droits agiront en amont (par rédaction de formulaires d'intervention, de transfert d'informations sur les produits, sur les droits,...)plus les douanes seront à même de saisir les marchandises contrefaisantes.

    Un réflexe: douane.gouv.fr

    R.B

    Crédit photo: "artwhere.be"


    votre commentaire
  • D'ores et déjà d'or, l'industrie française du logiciel se porte bien. Selon le classement "Truffle 100" qui répertorie l'activité des 100 plus gros éditeurs de logiciels français, l'activité atteint un chiffre d'affaires de 4,3 Milliards d'euros en 2004.

    820 millions d'euros ont été investis en R&D (recherche et développement) en 2004 par ces éditeurs, ce qui représente 2,3 % de la totalité des dépenses annuelles en R&D de la France tous secteurs confondus.

     Preuve que la France possèdent des ingénieurs et développeurs de qualité, 70 % des éditeurs déclarent ne pas vouloir délocaliser leur R&D malgré les coûts d'infrastructures moins élevés à l'étranger. La quotité de personnes envoyés dans ce service a d'ailleurs progressé de 10 % environ.

    Malgré un pyramidalisation de l'attribution des profits (78 % aux mains des 3 premiers éditeurs), 50 % des éditeurs de logiciels ont un chiffre d'affaires au moins égale à 3,6 millions d'euros.

    Cependant, il y un peu trop d'abeilles pour la ruche, et on risque de voir apparaitre des procédures de redressemnt judiciaire en nombre si le secteur ne se diversifie pas à court terme.

    De plus, avec l'avènement des logiciels libres, même s'ils ont quelques failles, la concurrence risque d'être rude.

    A vos ordi... 

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique